Présentez-vous s’il vous plaît.
Je suis Aboubacar TAMBOURA, j’ai 27 ans. Je suis né en Côte d’Ivoire, j’ai grandi au Burkina Faso et j’ai fait mes études supérieures en Algérie et en France. Je suis ingénieur nutritionniste, diplômé d’une licence de biotechnologie alimentaire, d’un master de nutrition et sciences des aliments et d’un D.U de diététique, nutrition clinique et thérapeutique. J’aide de ce fait les populations à manger sainement et les industriels à produire sainement et durablement.

Comment êtes-vous arrivé à l’écriture ?
Je suis arrivé à l’écriture par la lecture. Déjà au lycée, je lisais beaucoup, que ce soit des œuvres littéraires ou scientifiques. Je m’étais même abonné dans plusieurs bibliothèques pour avoir accès au maximum de livre. C’est à travers la lecture que j’ai découvert des auteurs comme Léopold Sédar Senghor, Camara laye, Amadou Hampâté Bâ, Chinua Achebe qui m’ont donnés envie d’écrire. J’ai longtemps hésité avant de me lancer dans l’écriture, car j’ai parcours scientifique et je ne savais vraiment pas par où commencer. Ce n’est qu’en 2019, que l’idée m’est venue de partager mes connaissances scientifiques en nutrition à travers une histoire, celle de FINEPOKO.

Qu’est-ce qui vous inspire généralement ou où puisez-vous l’inspiration ?
Ma première source d’inspiration est le voyage, que ce soit à travers un déplacement vers d’autres horizons ou tout simplement la lecture d’un roman. Voyager, c’est aller à la découverte d’autres paysages, d’autres cultures, d’autres personnes enrichissants. Dans mon livre, vous pourrez remarquer que le voyage et la nature sont très présents, du début jusqu’à la fin.
Je m’inspire aussi de l’actualité à la télévision, sur les réseaux sociaux. Dans une partie du livre, je fais mention des réseaux sociaux pour montrer comment ils peuvent aider la personne obèse à retrouver son estime de soi.

Votre livre « Mon poids, le Poids de la société » porte sur l’obésité, ses causes et ses conséquences. Vous parlez de ce sujet à travers l’histoire de FINEPOKO. Vous prenez sa vie en témoin de ce que le regard de la société peut faire de nous. Est-ce le premier livre que vous écrivez ? Pourquoi avoir choisi ce titre ? Avez-vous également été victime de grossophobie comme votre personnage principal ? pourquoi avoir écrit sur ce sujet ?
Ce livre est mon premier ouvrage que je publie. Il parle effectivement de l’obésité, ses causes, ses conséquences et sa prise en charge nutritionnelle ou thérapeutique. J’ai choisi de titrer l’ouvrage, « Mon poids, le poids de la société » pour dire que notre environnement social influence de manière explicite ou implicite notre prise de poids. Pour le montrer, je raconte l’histoire d’une jeune fille, FINEPOKO devenue obèse parce que son entourage le lui demandait. Cette histoire est fictive, mais le sens est vrai. J’évoque à travers son histoire plusieurs sujets en lien avec l’obésité, dont la grossophobie. C’est un phénomène que l’on constate dans plusieurs domaines de la vie. Elle peut mettre en mal les efforts de lutte contre l’obésité en emmenant les personnes obèses à l’isolement. Voilà un peu pourquoi j’ai parlé de grossophobie dans le livre. J’évoque d’autres sujets comme les régimes amaigrissants, l’anorexie, la “Fat acceptance“, la prise en charge nutritionnelle et thérapeutique. À la question de savoir si j’ai été moi aussi victime, je répondrai que non.

A la fin de votre livre, vous donnez un programme de nutrition pour bien se nourrir et prévenir ou lutter contre l’obésité. Ce programme est-il complet ou doit-il être complété par un autre suivi médical pour être plus efficace ?
À la fin du livre, le personnage principal s’est retrouvé dans un centre de prise en charge de l’obésité. Dans cette partie, j’informe mes lecteurs de toutes les prises en charge nutritionnelles et thérapeutiques de l’obésité, disponibles de nos jours. Ces conseils nutritionnels sont des soutiens à l’action des médecins et non pas un substitut. Il faut se faire suivre par un médecin quand on souffre d’obésité.

Votre livre est en édition chez « Les Éditions de l’Empyrée » pourquoi le choix de cette maison d’édition et que pouvez-vous dire de votre collaboration avec cette structure éditrice ?
Quand j’ai terminé la rédaction de l’ouvrage, j’ai envoyé le tapuscrit à sept maisons d’édition dont six en France et une en Côte d’Ivoire. J’ai reçu six réponses favorables d’édition dont celle de la maison d’édition « Les Éditions de l’Empyrée ». J’ai choisi cette dernière parce qu’elle proposait la meilleure condition d’édition. Aussi, elle se démarque des autres par forte présence sur les réseaux sociaux aujourd’hui incontournables.

Quel est votre mot de fin ?
J’aimerais remercier « Les Éditions de l’Empyrée » pour la confiance et pour cette collaboration. Je tiens aussi à remercier toutes les personnes qui ont soutenu ce projet du début jusqu’à la fin.


Réalisé par Camille ÉTÉ, Journaliste à « Les Éditions de l’Empyrée ».